2 janvier 2013

La Pieta


Juste après avoir traversé le chemin de Quoex vous pouvez remarquer, derrière une petite grille à l'angle d'une grosse bâtisse, une piéta en bois d'où le nom donné à cette demeure : « La Pieta ». 

Elle est identifiée maintenant, pour les besoins de la distribution du courrier, par le numéro 200 de la rue André Theuriet. Elle fut sans doute au Moyen Age l'hospice tenu par des religieuses qui, situé en dehors des murailles de la ville, offrait une fois les portes d'accès au village fermées, après le coucher du soleil, un asile aux voyageurs et aux pèlerins en route vers l'Italie.

L'origine de cette maison remonte à 1559, date gravée dans la pierre avec un monogramme religieux au dessus d'une porte d'entrée située maintenant à l'intérieur de l'habitation. Une porte identique existe dans la cave qui ouvre sur le chemin de Quoex. 

Au XVI ème siècle elle a aussi été la demeure du curé Maurice VITOUZ lequel, vers 1520 reconstruisit après un incendie la nef de l'église priorale située au bord du lac ; nef plus particulièrement destinée à la paroisse tandis que le chœur était réservé aux moines bénédictins.

Propriété d'une même famille depuis plusieurs générations, l'ensemble fut agrandi le long de la route traversant le village qui, à l'époque, était bien plus basse que la rue actuelle ; ce que la faible hauteur d'une porte voûtée toujours visible permet de constater.

L'aile située le long du petit chemin de Quoex doit dater des environs de 1850. Elle a été construite par l'arrière grand-père des occupants actuels, Monsieur Fabien Galliard décédé en 1871. On peut aussi relater qu'une arrière-arrière grand-mère de l'actuelle propriétaire aurait été baptisée sur le potager de la cuisine par un prêtre réfractaire qui, chassé sous la révolution, avait trouvé comme beaucoup d'autres refuge dans les immenses caves voûtées souvent présentes dans les demeures des grandes familles talloiriennes.

1 commentaire:

Lois Aubert a dit…

Grand merci à cette association de nous sensibiliser aux beautés insoupçonnées de ce village.